Vous n’allez plus confondre dépression et burn out !

par | Déc 11, 2019

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Vous ne savez pas quelles sont les différences entre le burn out et la dépression. Rassurez-vous, vous n’êtes pas le ou la seul(e). C’est une question fréquemment posée !

Les symptômes en commun du burn out et de la dépression

Si l’on est ici, ce n’est pas un hasard. Les deux maladies ont leur lot de symptômes en commun.

Tout d’abord, les deux atteignent la sphère émotionnelle, psychologique et physique. On constate aussi un risque suicidaire pour les deux pathologies.

Alors on va se plonger dans ce qu’elles ont en commun, pour mieux distinguer les différences.

Ce chien a l'air dépressif
Le sujet étant lourd à aborder, j’ai décidé d’alléger le ton avec des illustrations d’animaux !
Vous ne trouvez pas ce chien déprimé ?

Qu’en dit la science ?

Déjà, sachez que le burn-out ne fait pas l’unanimité dans la sphère psy. Nombre considèrent que le burn-out est un état physiologique. D’autres le voient comme un syndrome 1Un syndrome est un ensemble de symptômes!. Vous devez aussi savoir que la communauté scientifique internationale nourrit ce débat animé et intarissable sur la distinction entre burn out et dépression. Ainsi, ce que j’avance ici ne sont que des pistes que je tente de vulgariser.

Bianchi et son équipe 2Bianchi, R., Boffy, C., Hingray, C., Truchot, D., & Laurent, E. (2013). Comparative symptomatology of burnout and depression. Journal of Health Psychology, 18(6), 782–787. https://doi.org/10.1177/1359105313481079 . ont questionné la notion de burn-out comme un syndrome et leur étude tend à prouver ou invalider cette hypothèse. Ils ont conclu à l’existence d’un gap symptomatique commun de 8. C’est à dire que sur les 9 critères diagnostique d’une dépression sévère, 8 sont communs au burn-out. On peut dire que 8 des symptômes du burn-out sont également des symptômes de la dépression sévère.

Ces 8 critères diagnostic sont les suivants :

  • L’humeur dépressive/triste
  • L’anhédonie3Aucun plaisir ressenti aux activité habituellement plaisantes
  • La modification de l’appétit4Plus d’appétit ou moinsDe la qualité du sommeil5La durée et facilité d’endormissement ou du sommeil. Mais aussi la présence de cauchemars ou au contraire la disparition de rêves.
  • Des perturbations psychomotrices6Parfois, il peut s’agir d’agitation, mais le plus souvent on parle d’un ralentissement psychomoteur.
  • Fatigue
  • Détérioration cognitive7Dans le DSM ce critère est approfondi sous l’angle décisionnel. C’est à dire qu’il peut s’agir d’une conséquence du désordre émotionnel qui aide à la prise de décision ou du traitement partiel des informations.
  • Les idéations suicidaires8À savoir que les idéations commencent dès la première idée formulée à l’esprit où est envisagé le suicide. Sans pour autant une adhésion….

Je vous mets les résultats de l’étude afin de mieux l’illustrer. Vous pouvez repérer, grâce au test de significativité, à droite, le seul symptôme non partagé.

Ce chien illustre l'anhédonie
L’anhédonie peut être découpé ainsi : an- (sans) hédonie (plaisir)
Au delà du manque de plaisir, tout peut apparaître comme une corvée.
Le tableau de résultats statistiques de l'étude de Bianchi et al.
Le test de Tukey révèle une significativité inférieure au seuil critique .05 sur la ligne du symptôme « self-blame« .

La dépréciation de soi n’est pas un symptôme de burn out. Elle se traduit par une dévalorisation excessive, voir un sentiment de culpabilité. Ce n’est pas du tout anodin…

L’opinion publique : injonction à ne pas les confondre !

On ne porte pas la même appréciation sociale à quelqu’un de dépressif et à quelqu’un qui vit un burn-out. C’est ce que révèle l’absence d’études sur la stigmatisation des personnes victimes de burn out. Alors que celles sur la stigmatisation de la dépression ne cessent d’abonder depuis des décennies.

L’équipe scientifique de Brenninkmeyer présente d’ailleurs des résultats qui vont dans ce sens. Le sentiment d’infériorité est proportionnel à la sévérité de la dépression. Ici le score d’infériorité est coté depuis un questionnaire de comparaison sociale. Et les terme superiority et inferiority pourraient avoir la même valence sociale que la légitimité en français. C’est important de le préciser car l’article est d’origine néerlandaise et ces mots ne sont pas aussi péjoratifs dans leur culture !Ce que cette étude présente est certainement la conséquence d’une culture du travail et de la stigmatisation de la maladie psychique. On pardonnera plus facilement un burn out qu’une dépression.

Quelles étapes pour les distinguer ?

1. Écoutez votre corps

Les symptômes physiques du burn out

Nous avons déjà évoqué certains d’entre-eux précédemment :

  • La fatigue
  • La modification de l’appétit
  • Celle du sommeil
  • Les perturbations psychomotrices

Cependant à la symptomatologie caractéristique du burn-out est plus nuancée :

  • Une forte concentration de l’hormone du stress, le cortisol, dans le sang9On parle alors d’hypercortisolémie qui peut se traduire par une augmentation du tour de taille et une hyper-réactivité émotionnelle. C’est-à-dire qu’on réagit au quart de tour !
  • Des troubles du rythme cardiaque. Ceux-ci sont également imputables au cortisol. Son effet est d’augmenter l’effet de certaines hormones: dopamine10Motivation/récompense, noradrénaline11Hormone sollicitée dans la colère et la combativité au sens primitif du terme et non motivationnel et adrénaline12Hormone de la peur. On les appelle les catécholamines.
  • L’épuisement. Différent de la fatigue dans le sens où l’on a l’impression d’avoir tout donné. Alors que l’on peut traduire la fatigue comme si on avait du mal à se réveiller. Ou trop peu dormi. On est littéralement au bout du rouleau avec l’épuisement.
  • Les maux musculo-squelettiques. Comme ce nom l’indique, il s’agit des douleurs qui impliquent les muscles et le squelette, donc les articulations, les tendons et les ligaments. Le plus fréquent est la céphalée de tension : un bête mal de tête d’origine musculaire. Mais cela peut également prendre la forme de lombalgies/dorsalgies/cervicalgies. Ou de moindre résistance à l’effort, aux chutes.
  • Les troubles digestifs. C’est un point très important ! En effet, le burn-out, en psychophysiologie, s’appuie sur le modèle de Selye. Il a théorisé le burn out comme l’aboutissement d’un processus d’adaptation au stress. Et dans ce cadre, la sécrétion des catécholamines (hormones de l’excitation, l’énervement et la peur) et du cortisol (stress) empêchent les organes digestifs de fonctionner. Ce processus vise à faciliter la fuite ou le combat, bien sûr dans l’optique de survivre13Notre corps ne s’est pas encore adapté aux nouvelles sources de stress. En fait, le sang dédié à la digestion est sollicité dans les jambes et les bras : pour courir et se battre. Ces troubles digestifs peuvent être à l’origine des modifications d’appétit !
  • Une réduction de l’efficacité du système immunitaire. Toujours selon Selye, l’homme face au stress a plus urgent à gérer que les microbes. Ainsi, à l’approche du burn-out, vous êtes plus sensible aux maladies qui passent à coté de vous !
Ce chien illustre la peur
Les yeux de la peur sont aussi ceux de l’adrénaline !

Les symptômes physiques de la dépression

  • La fatigue reste présente mais cette fois on va approfondir. Elle est imputable à une augmentation du besoin en sommeil et à une diminution de la qualité du sommeil.
  • La diminution de l’appétit est possible, mais cette fois à cause des perturbations émotionnelles. Quand on mange, on nourrit l’esprit et le corps. Se nourrir par strict besoin corporel. Alors que l’on est anesthésié émotionnellement va réduire l’appétit.
  • L’appétit peut également augmenter. Notamment pour raviver les émotions éteintes ! On cherche alors à retrouver certaines émotions en vain.
  • La modification de la libido est aussi notable, pour les mêmes raisons qu’évoquées pour l’appétit.
  • Le ralentissement psychomoteur est un symptôme important. En neuropsychologie, on apprend que la mort cellulaire des neurones caractérise la dépression. Celle-ci ralentit le traitement de l’information. Nous verrons plus loin comment cela affecte le fonctionnement psychologique.
Il a l'air très ralenti
Vous ne le trouvez pas ralenti ?

2. Observez l’esprit : les émotions et la pensée

Les symptômes psychiques du burn out

Le burn out étant la suite d’un stress chronique, les pensées d’insécurité sont très fréquentes. De même que la recherche perpétuelle de solutions.

Émotionnellement, on va constater un impact sur la motivation qui est fortement affectée. La personne en burn out devient cinglante et cynique. Son mode de fonctionnement devient désagréable et elle est très irritable. En somme, la personne concernée est blasée et s’éloigne des sources d’insécurité et d’émotions fortes !

On peut retrouver un sentiment d’échec (qui est à différencier de la culpabilité). La perte de confiance à la fois en soi et en l’équipe ou la hiérarchie.

Enfin, un dégoût profond viendra ternir définitivement le tableau avant que les idées suicidaires ne se frayent un chemin.Les idéations suicidaires dans le burn out sont fréquemment associées à un sentiment d’impuissance. Il est fréquent de voir la traduction francophone en inutilité à la place du terme impuissance. Selon moi, la distinction a son importance.

La symptomatologie se cristallise sur les situations professionnelles, puis les thèmes professionnels. Ce n’est que dans un troisième temps qu’elle va déborder sur la vie personnelle.

Chat blasé
Je crois que Caramel passe dans une phase de désintéressement au travail…

Les symptômes psychiques de la dépression

On constate un émoussement affectif. Tout paraît fade. Cela impacte fortement l’intérêt pour les plaisirs et loisirs habituels.On constate également une culpabilité inexpliquée et un ressenti d’inutilité.

L’estime de soi est attaquée en premier plan. Puis les symptômes se déclinent sur le plan cognitif, tout semble hostile et trop complexe. La croyance d’être diminué affecte l’implication dans les activités.

La mort cellulaire provoque à la fois un ralentissement des processus décisionnels, l’émoussement affectif et le déficit attentionnel. Tout devient une montagne.

Il y a une différence de perception émotionnelle entre une primo-dépression et une récidive :

  • D’abord, lors d’une primo-dépression, on arrête de voir les belles émotions. Cela ressemble plus à une anesthésie sélective.
  • Par la suite, les récidive prennent la forme d’une sur-réactivité aux émotions négatives.

On peut donc dire que les récidives sont marquées par une douleur morale, à cause d’une sur-activation du gyrus cingulaire14C’est une zone du cerveau qui matérialise la douleur.

Conclusion

Les deux pathologies sont très proches avec l’approche catégorielle où l’on se base sur des critères. Même si aujourd’hui le burn out ne fait pas l’unanimité, il se fait sa place dans la communauté scientifique.

On distingue avec des perceptions fines les nuances des symptômes du burn out et de la dépression.Une section supplémentaire serait nécessaire pour expliquer les causes de chacune. Cependant, cet article est déjà très long alors je ne veux pas vous assommer !

Cet article a une visée informative seulement. Si vous êtes concernés par certains symptômes, je vous invite à consulter. Les risques sont réels. Vous n’imaginez peut-être pas comme le sol peut se dérober sous vos pieds le jour où vos pensées et vos émotions partent dans tous les sens. Le suicide ne prévient pas, alors parlez avec vos proches. Si vous êtes salarié, prenez rendez-vous avec la médecine du travail. Si vous êtes indépendant, ralentissez le rythme et prenez rendez-vous avec votre médecin traitant. Il faut enclencher la prévention avant qu’un drame ou un arrêt longue durée ne survienne. Les deux auront de lourdes conséquences sur votre vie personnelle et professionnelle.

Chat pas content
Selon toi, celui-là, il est plutôt déprimé ou au bord du burn-out ?

Axelle Abbadie – Consultante marketing de contenu (UX – SEO – Stratégie)

Je suis entrée dans le marketing par la SEO et le graphisme, en autodidacte. Durant 2 ans, j’ai accompagné des entrepreneurs individuels dans leur démarche marketing, organisationnelle et qualitative. Pour mieux m’adapter aux entrepreneurs individuels, j’ai complété ma boite à outils : je suis diplômée de psychologie, de l’Université Toulouse Jean Jaurès. Actuellement sous le statut Étudiant-Entrepreneur, au dispositif PÉPITE de Toulouse, je me dirige vers un diplôme d’ingénieur en pédagogie.

Je suis aussi passionnée de photographie et grande consommatrice de chicorée ✌️

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