Syndrome de l’imposteur : Phénomène de mode ?

par | Août 31, 2021

Tout le monde en parle. Visiblement, tout le monde est touché. Comment ça se fait ? « C’est une mode ou quoi ? « 

La réponse courte : Non, ce n’est pas un phénomène de mode.

Et pour la réponse longue, nous voilà partis pour un article complet sur la question.

Sujet à la mode

Comme nous le disions dans notre article « Syndrome de l’imposteur : Kezaco« , la parole se libère autour du syndrome de l’imposteur. Mais ça reste un phénomène peu étudié sur la sphère entrepreneuriale.

En effet, le syndrome de l’imposteur est à ses débuts pour la science. Les chercheurs ont étudié son impact familial, professionnel salarial et personnel.

Les entrepreneurs sont très isolés et n’ont pas de « représentants » qui puissent faire remonter le besoin d’étude.

En réponse à la montée de ce sujet sur les autres sphères sociales, les entrepreneurs ont décidé de s’approprier les réseaux sociaux pour parler du syndrome de l’imposteur. On retrouve une volonté de tomber de tabou, avec des publications sur les réseaux sociaux aux tonalités similaires du challenge « Body Positive ».

C’est, vraiment, nouveau ?

Le syndrome de l’imposteur a été décrit pour la première fois en 1985 par R. Clance. Mais le phénomène, lui,, semble avoir toujours existé. Il était auparavant décrit comme une dépréciation de soi excessive.

La première définition est très généraliste et ne cible pas les situations qui provoquent le phénomène.

Depuis deux ans, on en parle beaucoup plus. C’est vrai, les réseaux sociaux facilitent et parfois même précipitent la diffusion de certaines informations. Certains sujets d’actualité sont très demandés par l’audience, comme le body positivisme, mais aussi le syndrome de l’imposteur.

En cela, on peut admettre que parler du syndrome de l’imposteur est en vogue. Pour autant, cette tendance émerge d’un véritable besoin des populations de lever certain tabou. Et le syndrome de l’imposteur a longtemps été l’omerta du monde freelance.

Tout le monde a un syndrome de l’imposteur

Statistiquement, c’est presque vrai. 67% de la population le vit un jour dans sa vie. Pour autant, seulement 20% de la population le vit actuellement.

Les entrepreneurs sont une population à risque. Le besoin d’endosser de multiples casquettes, la concurrence, l’exposition constante aux réseaux sociaux, les besoins du marché qui évoluent rapidement, les transactions musclées avec certains clients.. Autant de facteurs précipitants vers le syndrome de l’imposteur et le burn out.

Il est probable que chez les entrepreneurs, les chiffres soient revus à la hausse. Il est dommage qu’aucune étude épidémiologique ne soit véritablement lancée. Je ne serais pas étonnée qu’on avoisine les 35% de syndrome de l’imposteur chez les freelances en activité.

Est-ce utile d’en parler autant ?

Nombre des concernés ne connaissent pas le syndrome de l’imposteur et sont dans l’incapacité de comprendre la source d’un mal-être quotidien. Beaucoup de personnes ont dépassé ce syndrome de l’imposteur sans le nommer, je suis d’accord. Mais nous savons aujourd’hui que c’est facteur de risque important pour développer un burn out.

Tu sais, comme moi, qu’un freelance qui fait un burn out de 8 mois (durée moyenne d’un arrêt maladie pour un salarié dans cette situation), c’est la faillite assurée !

Quand 72% des autoentrepreneurs font faillite en moins de 3 ans, on est en droit de vouloir y remédier.

Communiquer autour du syndrome de l’imposteur, c’est de la prévention (selon moi).

Par solidarité entre freelances

Il est nécessaire d’en parler, de communiquer et dédramatiser le sujet.

Si toute cette communication sauve une entreprise de la faillite, ça veut dire qu’elle aura soulagé des dizaines de freelances et peut-être sauvé la santé mentale de nombre d’entre nous.

Contreproductif

La critique du syndrome de l’imposteur et des communications autour de la question sont délétères.

Mais communiquer sur le syndrome de l’imposteur comme une excuse pour mal travailler, c’est aussi problématique.

Beaucoup endossent le syndrome de l’imposteur comme excuse à leurs comportements et cela décrédibilise les personnes qui sont vraiment concernées.

Un autre problème est à soulever : la banalisation du syndrome de l’imposteur. En effet, parler de ce problème de société et ne pas mentionner ses conséquences sur la santé mentale pourrait laisser penser que c’est un pré-requis pour être un bon freelance. Oui, la modestie est importante dans nos métiers, mais le syndrome de l’imposteur est l’expression d’une souffrance certaine qu’il faut endiguer pour permettre à l’individu de s’épanouir. Ce n’est pas la signature d’un freelance fiable.

Que doit-on faire ?

  • D’abord, parler du syndrome de l’imposteur en déculpabilisant les concernés. Il est important que la parole se libère pour que chaque victime de ce syndrome puisse s’en libérer.
  • Ensuite, quand on parle du syndrome de l’imposteur, on parle de ses conséquences. Dédramatiser un sujet sensible ne veut pas dire qu’il faut le voir comme une condition « cool ».
  • On est là pour les copains freelances. On a tous besoin d’un regard extérieur sur notre travail. Les freelances, nous sommes isolés, et c’est le principal problème en cas de syndrome de l’imposteur. Écoute ta collègue designer quand elle accepte de s’ouvrir à toi, et donne lui un avis sincère sur son travail.

Dépasser le syndrome de l’imposteur

Le syndrome de l’imposteur n’est pas du tout étudié par les chercheurs au sein de la communauté freelance. Alors, qu’en est-il des solutions ? Nous avons constaté un véritable besoin d’aide sur cette thématique. C’est pourquoi nous avons décidé, avec Coline Claverie (Psychologue du travail), de monter un accompagnement pour t’aider à dépasser ton syndrome de l’imposteur et atteindre tes objectifs. Tous les exercices ont été conçu sur la base de la psychologie cognitive et comportementale, avec un coaching collectif et individuel !

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Axelle Abbadie – Consultante marketing de contenu (UX – SEO – Stratégie)

Je suis entrée dans le marketing par la SEO et le graphisme, en autodidacte. Durant 2 ans, j’ai accompagné des entrepreneurs individuels dans leur démarche marketing, organisationnelle et qualitative. Pour mieux m’adapter aux entrepreneurs individuels, j’ai complété ma boite à outils : je suis diplômée de psychologie, de l’Université Toulouse Jean Jaurès. Actuellement sous le statut Étudiant-Entrepreneur, au dispositif PÉPITE de Toulouse, je me dirige vers un diplôme d’ingénieur en pédagogie.

Je suis aussi passionnée de photographie et grande consommatrice de chicorée ✌️

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